Enfin, Léon XIV insiste sur la dimension communautaire du Carême: « le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne ». À l’image du peuple d’Israël se rassemblant pour écouter la Loi et jeûner (cf. Ne 9,1-3), les paroisses, familles et communautés sont appelées à un « cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance ».
Dans cette perspective, la conversion touche non seulement la conscience personnelle, mais aussi « le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation ». Le Pape conclut en priant pour un Carême qui rende « notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis » et qui fasse des communautés chrétiennes « des lieux où l’écoute engendre des chemins de libération », contribuant à l’édification de la « civilisation de l’amour ».
Source : vaticannews.va, 2026-02-13

